Qui sont les 144 000 ( cent quarante quatre mille) ?

 

 

Beaucoup de gens ont entendu parler des 144 000. Certains disent que ce sont des témoins de Jéhovah.

 

D’autres disent que c’est un groupe spirituel d’élite choisi parmi toute l’humanité.

 

D’autres encore en font un mystère impossible à résoudre.

 

Mais si on lit le texte simplement, honnêtement, et dans son contexte, la réponse est là, écrite noir sur blanc.

 

Lisons ensemble.

 

𝐀𝐩𝐨𝐜𝐚𝐥𝐲𝐩𝐬𝐞 𝟕:𝟑

 

« 𝐀𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧! Ne faites pas de mal à 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞, ni à 𝐥𝐚 𝐦𝐞𝐫 ni aux 𝐚𝐫𝐛𝐫𝐞𝐬!  𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐞  𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬  𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞  𝐃𝐢𝐞𝐮. »

 

𝐀𝐩𝐨𝐜𝐚𝐥𝐲𝐩𝐬𝐞 𝟕:𝟑-𝟖

 

« Et 𝐉’𝐄𝐍𝐓𝐄𝐍𝐃𝐒 𝐃𝐈𝐑𝐄 le 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 de ceux ( 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 ) qui reçoivent la 𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞 de Dieu.

 

Il y a 𝟏𝟒𝟒 𝟎𝟎𝟎 personnes de toutes les 𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐬 du 𝐏𝐄𝐔𝐏𝐋𝐄 𝐃’ 𝐈𝐒𝐑𝐀Ë𝐋 :

12 000 de la tribu de 𝐉𝐮𝐝𝐚

12 000 de la tribu de 𝐑𝐮𝐛𝐞𝐧

12 000 de la tribu de 𝐆𝐚𝐝

12 000 de la tribu d’𝐀𝐬𝐬𝐞𝐫

12 000 de la tribu de 𝐍𝐞𝐟𝐭𝐚𝐥𝐢

12 000 de la tribu de 𝐌𝐚𝐧𝐚𝐬𝐬𝐞́

12 000 de la tribu de 𝐒𝐢𝐦𝐞́𝐨𝐧

12 000 de la tribu de 𝐋𝐞𝐯𝐢

12 000 de la tribu d’𝐈𝐬𝐬𝐚𝐤𝐚𝐫

12 000 de la tribu de 𝐙𝐚𝐛𝐮𝐥𝐨𝐧

12 000 de la tribu de 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡

12 000 de la tribu de 𝐁𝐞𝐧𝐣𝐚𝐦𝐢𝐧

Tous reçoivent la 𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮. »

Dites-moi cher lecteurs  , vous figurez dans quelle 𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮e ?

 

Êtes-vous de :

 

𝐉𝐮𝐝𝐚 ?  de 𝐑𝐮𝐛𝐞𝐧 ? de 𝐆𝐚𝐝 ? d’𝐀𝐬𝐬𝐞𝐫 ?  de 𝐍𝐞𝐟𝐭𝐚𝐥𝐢 ?  de 𝐌𝐚𝐧𝐚𝐬𝐬𝐞́ ?  de 𝐒𝐢𝐦𝐞́𝐨𝐧 ? de 𝐋𝐞𝐯𝐢 ? d’𝐈𝐬𝐬𝐚𝐤𝐚𝐫 ?  de 𝐙𝐚𝐛𝐮𝐥𝐨𝐧 ?  de 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 ?  de 𝐁𝐞𝐧𝐣𝐚𝐦𝐢𝐧?

Voici les « 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮 » en question dont on a mis la marque

Faites vous partie d’eux ?

 

Première conclusion simple : les 144 000 sont des Israélites.

 

𝗠𝗔𝗜𝗦 𝗔𝗧𝗧𝗘𝗡𝗧𝗜𝗢𝗡 : 𝗗𝗔𝗡 𝗘𝗦𝗧 𝗔𝗕𝗦𝗘𝗡𝗧𝗘

 

───────────────────────

 

Un lecteur attentif remarquera que la tribu de Dan n’apparaît pas dans cette liste. Elle est remplacée par Manassé, fils de Joseph.

 

Pourquoi ?

 

Dans l’Ancien Testament, la tribu de Dan est associée à l’idolâtrie , elle fut la première à introduire le culte des faux dieux en Israël (Juges 18).

 

Dans le cadre de l’Apocalypse, son absence dans la liste des scellés n’est pas un oubli.

 

C’est un signal covenantal : ceux qui ont abandonné l’alliance et suivi les idoles ne reçoivent pas le sceau de protection.

 

Ce détail confirme que nous sommes bien dans un contexte purement israélite, avec toute la logique de l’alliance, de la fidélité, et du jugement.

« Et 𝐉’𝐄𝐍𝐓𝐄𝐍𝐃𝐒 𝐃𝐈𝐑𝐄 le nombre de ceux qui reçoivent la 𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮. Il y a 𝟏𝟒𝟒 𝟎𝟎𝟎 personnes de toutes les tribus du 𝐏𝐄𝐔𝐏𝐋𝐄 𝐃’𝐈𝐒𝐑𝐀Ë𝐋. » apocalypse 7:8

 

[⸻——————————]

 

Il a 𝐄𝐍𝐓𝐄𝐍𝐃𝐔 (verser 8 👂🏾), au verset suivant (verset 9) il va 𝐕𝐎𝐈𝐑 les 𝟏𝟒𝟒 𝟎𝟎𝟎 en question:

 

𝐀𝐩𝐨𝐜𝐚𝐥𝐲𝐩𝐬𝐞 𝟕:𝟗 (𝐏𝐃𝐕𝟐𝟎𝟏𝟕)

 

« Après cela, 𝐉𝐄 𝐑𝐄𝐆𝐀𝐑𝐃𝐄 𝐄𝐍𝐂𝐎𝐑𝐄. Je vois une 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐮𝐥𝐞, ce sont des gens de 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, de 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐬, de 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞𝐬 et de 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞𝐬.

 

Personne ne peut les compter. Ils sont debout devant le 𝐬𝐢𝐞̀𝐠𝐞 𝐝𝐮 𝐫𝐨𝐢 et devant l’𝐀𝐠𝐧𝐞𝐚𝐮. Ils portent des 𝐯𝐞̂𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜𝐬 et tiennent une 𝐩𝐚𝐥𝐦𝐞 à la main. »

 

Ainsi, « 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮, 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 » ne veut pas dire l’humanité universelle, mais désigne 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐚𝐬𝐩𝐨𝐫𝐚 𝐝’𝐈𝐬𝐫𝐚𝐞̈𝐥 dispersée parmi les nations.

 

Ces Israélites dispersés parlent différentes 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞𝐬, vivent parmi diverses 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, mais ils restent les 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐝’𝐈𝐬𝐫𝐚𝐞̈𝐥 que Dieu rassemble.

 

Ce langage est typique de l’𝐀𝐩𝐨𝐜𝐚𝐥𝐲𝐩𝐬𝐞 :

𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞, puis 𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐥𝐚 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞.

Exemple dans 𝐀𝐩 𝟓 :

 

Jean 𝐄𝐍𝐓𝐄𝐍𝐃 « 𝐋𝐞 𝐋𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐉𝐮𝐝𝐚 » au verset 5:5,
puis il 𝐕𝐎𝐈𝐓 « 𝐮𝐧 𝐚𝐠𝐧𝐞𝐚𝐮 𝐢𝐦𝐦𝐨𝐥𝐞́ » au verset 5:6.

C’est le 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐚𝐠𝐞, 𝐉𝐞́𝐬𝐮𝐬-𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭, vu sous 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐬 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐭𝐬.

La 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐮𝐥𝐞 que Jean a vue, ce sont les 𝟏𝟒𝟒 𝟎𝟎𝟎 qu’il avait entendus.

 

[⸻——————————]

 

𝐄𝐧 𝐫𝐞́𝐬𝐮𝐦𝐞́ : Apocalypse 7 ne sort jamais du cadre d’𝐈𝐬𝐫𝐚𝐞̈𝐥.

 

𝐋𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐭, c’est-à-dire être 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞́ 𝐞𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 (spirituellement) de la 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐑𝐄𝐌𝐈𝐄̀𝐑𝐄 𝐀𝐋𝐋𝐈𝐀𝐍𝐂𝐄 (la Loi mosaïque) et de la 𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝟕𝟎,

 

ainsi que le 𝐬𝐜𝐞𝐚𝐮, les 𝐫𝐨𝐛𝐞𝐬 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞𝐬 et les 𝐩𝐚𝐥𝐦𝐞𝐬, concernent uniquement les 𝟏𝟐 𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐬 𝐝’𝐈𝐬𝐫𝐚𝐞̈𝐥, et non 𝐥’𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞.

 

CONCLUSION :

 

Lire la Bible dans son contexte, c’est lui laisser dire ce qu’elle dit vraiment.