L’enlèvement est il vrai ?

 

 

Beaucoup de chrétiens enseignent qu’un jour, dans notre futur, Jésus viendra enlever soudainement les croyants de la terre, les faire monter dans le ciel, puis laisser les autres sur place pour subir une grande tribulation.

 

Cette idée est devenue très populaire.

 

Mais une doctrine populaire n’est pas automatiquement une doctrine  vraie.

 

La seule vraie question est donc celle-ci :

 

𝐋𝐚 𝐁𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞-𝐭-𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐞́𝐞𝐥𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧 « 𝐞𝐧𝐥𝐞̀𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 » 𝐟𝐮𝐭𝐮𝐫, 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥, 𝐩𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐨𝐮 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐚𝐣𝐨𝐮𝐭𝐞́𝐞 𝐚𝐮 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞 ?

 

Pour répondre correctement, il faut revenir à une règle simple :

 

𝐋𝐄 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐄𝐗𝐓𝐄 𝐃𝐎𝐈𝐓 𝐃𝐈𝐑𝐈𝐆𝐄𝐑 𝐋’𝐈𝐍𝐓𝐄𝐑𝐏𝐑𝐄́𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍.

 

Pas la tradition.
Pas les films.
Pas les prédications modernes.
Pas les systèmes théologiques importés.

 

Seulement le texte, dans son contexte immédiat, historique, prophétique et narratif.

 

Et lorsqu’on fait cela sérieusement, la doctrine chrétienne populaire de l’enlèvement s’effondre.

 

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𝐈-𝐋𝐀 𝐃𝐎𝐂𝐓𝐑𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐍𝐋𝐄̀𝐕𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 : 𝐐𝐔𝐄 𝐃𝐈𝐓-𝐄𝐋𝐋𝐄 ?

 

Dans sa forme la plus connue, cette doctrine dit en général ceci :

 

Jésus viendra du ciel de manière visible ou soudaine

les croyants seront retirés de la terre

ils monteront dans les airs pour le rejoindre

le monde entrera ensuite dans une grande tribulation

puis viendra encore une autre phase du retour du Christ

Le problème est que ce scénario n’est jamais exposé ainsi dans un seul passage biblique.

 

𝐈𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐢𝐭 𝐞𝐧 𝐦𝐞́𝐥𝐚𝐧𝐠𝐞𝐚𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞𝐬 :

 

Matthieu 24,
1 Thessaloniciens 4,
1 Corinthiens 15,
Apocalypse,
Daniel.

 

Autrement dit :

 

𝐂𝐄 𝐍’𝐄𝐒𝐓 𝐏𝐀𝐒 𝐔𝐍 𝐓𝐄𝐗𝐓𝐄 𝐐𝐔𝐈 𝐂𝐑𝐄́𝐄 𝐂𝐄𝐓𝐓𝐄 𝐃𝐎𝐂𝐓𝐑𝐈𝐍𝐄,

 

𝐂’𝐄𝐒𝐓 𝐔𝐍 𝐒𝐘𝐒𝐓𝐄̀𝐌𝐄 𝐐𝐔𝐈 𝐏𝐑𝐄𝐍𝐃 𝐃𝐄𝐒 𝐓𝐄𝐗𝐓𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐋𝐄𝐒 𝐅𝐎𝐑𝐂𝐄.

 

Il faut donc repartir à zéro.

 

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𝐈𝐈-𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐄𝐌𝐈𝐄̀𝐑𝐄 𝐂𝐋𝐄́ : 𝐉𝐄́𝐒𝐔𝐒 𝐏𝐀𝐑𝐋𝐄 𝐀̀ 𝐒𝐀 𝐆𝐄́𝐍𝐄́𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍

 

Avant même de lire Paul, il faut d’abord écouter Jésus.

 

𝐌𝐚𝐭𝐭𝐡𝐢𝐞𝐮 𝟐𝟒:𝟑𝟒

 

« Je vous le dis en vérité, cette  génération ne passera point, que tout cela n’arrive. »

 

𝐌𝐚𝐫𝐜 𝟏𝟑:𝟑𝟎

 

« Cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive. »

 

𝐋𝐮𝐜 𝟐𝟏:𝟑𝟐

 

« Cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive. »

 

Jésus ne dit pas :

 

« une génération lointaine »

ou

« la génération de la fin du monde deux mille ans plus tard ».

 

Il dit :

𝐂𝐄𝐓𝐓𝐄 𝐆𝐄́𝐍𝐄́𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍.

 

Donc le cadre temporel est déjà fixé par Jésus lui-même.

 

Tout lecteur honnête doit partir de là.

 

Le discours de Jésus concerne donc les contemporains qui l’écoutent, et non des gens vivant à notre époque.

 

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𝐈𝐈𝐈-𝐋𝐄 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐄𝐗𝐓𝐄 𝐃𝐄 𝐌𝐀𝐓𝐓𝐇𝐈𝐄𝐔 𝟐𝟒 𝐄𝐒𝐓 𝐋𝐎𝐂𝐀𝐋, 𝐇𝐈𝐒𝐓𝐎𝐑𝐈𝐐𝐔𝐄, 𝐄𝐓 𝐋𝐈𝐄́ 𝐀̀ 𝐋𝐀 𝐉𝐔𝐃𝐄́𝐄

 

Matthieu 24 ne commence pas par une question sur la fin de la planète.

 

Il commence par le Temple.

 

𝐌𝐚𝐭𝐭𝐡𝐢𝐞𝐮 𝟐𝟒:𝟏-𝟐

 

Les disciples montrent à Jésus les bâtiments du Temple.

Jésus leur répond qu’il n’en restera pas pierre sur pierre.( le temple sera détruit )

 

Et devinez quoi ?

 

Le temple fut détruit en l’an 70 par Rome.

 

Le sujet de départ est donc :

 

𝐥𝐞 𝐓𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞
𝐉𝐞́𝐫𝐮𝐬𝐚𝐥𝐞𝐦
𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐮 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐀𝐥𝐥𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞

 

Puis Jésus donne des consignes très concrètes :

 

𝐌𝐚𝐭𝐭𝐡𝐢𝐞𝐮 𝟐𝟒:𝟏𝟓-𝟏𝟔

« Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation… 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐧  𝐉𝐮𝐝𝐞́𝐞 s’enfuient dans les montagnes. »

 

Remarquons bien ceci :

 

𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐉𝐮𝐝𝐞́𝐞 𝐝𝐨𝐢𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐟𝐮𝐢𝐫

 

Ce n’est pas un langage d’enlèvement mondial.

 

Ce n’est pas :

 

« Vous serez téléportés au ciel ».

 

C’est :

 

« Fuyez ».

 

Donc Jésus parle d’un jugement historique imminent sur cette terre-là, dans cette région-là, pour ces gens-là.

 

Luc 21: 20-21 précise ce que 𝐌𝐚𝐭𝐭𝐡𝐢𝐞𝐮 𝟐𝟒:𝟏𝟓-𝟏𝟔 n’a pas précisé :

 

Luc‬ ‭21‬:‭20‬-‭21‬ ‭NEG79‬‬

 

«𝐋𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐯𝐞𝐫𝐫𝐞𝐳 𝐉𝐞́𝐫𝐮𝐬𝐚𝐥𝐞𝐦 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐦𝐞́𝐞𝐬, sachez alors que sa désolation est proche.

𝐀𝐥𝐨𝐫𝐬, 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐉𝐮𝐝𝐞́𝐞 𝐟𝐮𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐧𝐭𝐚𝐠𝐧𝐞𝐬,

𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐉𝐞́𝐫𝐮𝐬𝐚𝐥𝐞𝐦 𝐞𝐧 𝐬𝐨𝐫𝐭𝐞𝐧𝐭,

et 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐚𝐦𝐩𝐬 𝐧’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞.»

 

Tout ceci s’est produit 40 ans plus tard après le discours du Christ , en l’an 70 de notre ère , Jérusalem fut encerclée, et le Temple fut complètement rasé par Rome.

 

𝐋𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐟𝐮𝐭 𝐞𝐧𝐯𝐚𝐡𝐢𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐦𝐞́𝐞𝐬 𝐫𝐨𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐫𝐢𝐠𝐞́𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫 :  𝐕𝐞𝐬𝐩𝐚𝐬𝐢𝐚𝐧 𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐓𝐢𝐭𝐮𝐬

 

Ces armées étaient composées de plusieurs nations de l’empire :

 

Romains
Syriens
Grecs
auxiliaires provenant de différentes provinces

 

Ainsi, dans le langage biblique :

 

Les nations = les armées païennes de l’empire romain.

 

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𝐈𝐕-𝐋𝐀 𝐕𝐄𝐍𝐔𝐄 𝐒𝐔𝐑 𝐋𝐄𝐒 𝐍𝐔𝐄́𝐄𝐒 : 𝐏𝐀𝐒 𝐔𝐍 𝐕𝐎𝐘𝐀𝐆𝐄 𝐀𝐄́𝐑𝐈𝐄𝐍, 𝐌𝐀𝐈𝐒 𝐔𝐍 𝐋𝐀𝐍𝐆𝐀𝐆𝐄 𝐃𝐄 𝐉𝐔𝐆𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓

 

Beaucoup lisent les « 𝐍𝐔𝐄́𝐄𝐒 »comme si cela décrivait un déplacement physique visible dans le ciel physique.

 

Mais les prophètes utilisent ce langage autrement.

 

𝐄́𝐬𝐚𝐢̈𝐞 𝟏𝟗:𝟏

 

« Voici, l’Éternel est monté sur une nuée rapide, il vient en Égypte. »

Est-ce que les Égyptiens ont vu littéralement Dieu assis sur un nuage ?

 

Non.

 

Le sens est clair : 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐣𝐮𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭.

 

Le même type de langage se retrouve dans les prophètes lorsqu’il est question de la chute de royaumes, de nations ou de pouvoirs.

 

Donc lorsque Jésus parle de sa venue sur les nuées, il reprend un langage prophétique déjà connu.

 

𝐋𝐞𝐬 𝐧𝐮𝐞́𝐞𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐮𝐯𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐞𝐧𝐥𝐞̀𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭. 𝐄𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐞𝐧𝐮𝐞 𝐞𝐧 𝐣𝐮𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭.

 

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𝐕-𝐋𝐄 𝐓𝐄𝐗𝐓𝐄 𝐂𝐋𝐄́ : 𝟏 𝐓𝐇𝐄𝐒𝐒𝐀𝐋𝐎𝐍𝐈𝐂𝐈𝐄𝐍𝐒 𝟒

Le passage central utilisé pour défendre l’enlèvement est celui-ci :

 

𝟏 𝐓𝐡𝐞𝐬𝐬𝐚𝐥𝐨𝐧𝐢𝐜𝐢𝐞𝐧𝐬 𝟒:𝟏𝟓-𝟏𝟕

 

« Nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur…le Seigneur lui-même… descendra du ciel…

les morts en Christ ressusciteront premièrement.
Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs… »

 

À première lecture, beaucoup disent :

« Voilà l’enlèvement. »

 

Mais encore une fois, tout dépend du contexte.

 

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𝐕𝐈-𝐏𝐀𝐔𝐋 𝐏𝐀𝐑𝐋𝐄 𝐀̀ 𝐃𝐄𝐒 𝐆𝐄𝐍𝐒 𝐃𝐄 𝐒𝐎𝐍 𝐓𝐄𝐌𝐏𝐒

 

Paul dit :

 

« 𝐍𝐎𝐔𝐒 𝐋𝐄𝐒 𝐕𝐈𝐕𝐀𝐍𝐓𝐒 »

 

Il ne dit pas : « eux, dans deux mille ans ».

 

Il s’inclut avec ses lecteurs.

 

Cela apparaît aussi en :

 

𝟏 𝐂𝐨𝐫𝐢𝐧𝐭𝐡𝐢𝐞𝐧𝐬 𝟏𝟓:𝟓𝟏

« Nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés. »

 

Le mot important ici est : 𝐍𝐎𝐔𝐒

 

Donc Paul attend quelque chose dans l’horizon de son temps, dans la vie de ses destinataires.

 

Si l’on repousse cela à des millénaires plus tard, alors les mots perdent leur sens naturel.

 

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𝐕𝐈𝐈-𝐋𝐄 𝐕𝐑𝐀𝐈 𝐒𝐔𝐉𝐄𝐓 𝐃𝐔 𝐏𝐀𝐒𝐒𝐀𝐆𝐄 : 𝐐𝐔𝐄 𝐃𝐄𝐕𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄𝐍𝐓 𝐂𝐄𝐔𝐗 𝐐𝐔𝐈 𝐒𝐎𝐍𝐓 𝐃𝐄́𝐉𝐀̀ 𝐌𝐎𝐑𝐓𝐒 ?

 

Le passage ne commence pas avec une explication d’un enlèvement.

 

Il commence avec une inquiétude pastorale.

 

𝟏 𝐓𝐡𝐞𝐬𝐬𝐚𝐥𝐨𝐧𝐢𝐜𝐢𝐞𝐧𝐬 𝟒:𝟏𝟑

« Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment… »

 

Voilà le sujet.

 

Les Thessaloniciens se demandent ce qu’il advient des croyants morts avant la venue du Seigneur.

 

Paul ne cherche donc pas à établir un scénario prophétique mondial.

 

Il cherche à rassurer :

𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐦𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐝𝐚𝐧𝐭𝐬
𝐢𝐥𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́𝐬
𝐢𝐥𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐞𝐧 𝐫𝐞𝐭𝐚𝐫𝐝

 

Le texte est donc d’abord un texte de consolation, pas un manuel de science-fiction religieuse.

 

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𝐕𝐈𝐈𝐈-𝐋𝐀 𝐓𝐑𝐎𝐌𝐏𝐄𝐓𝐓𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐀 𝐕𝐎𝐈𝐗 : 𝐋𝐈𝐓𝐓𝐄́𝐑𝐀𝐋 𝐎𝐔 𝐋𝐀𝐍𝐆𝐀𝐆𝐄 𝐏𝐑𝐎𝐏𝐇𝐄́𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄 ?

C’est ici qu’il faut être très attentif.

 

𝟏 𝐓𝐡𝐞𝐬𝐬𝐚𝐥𝐨𝐧𝐢𝐜𝐢𝐞𝐧𝐬 𝟒:𝟏𝟔

« Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel… »

 

Les chrétiens lisent souvent cela de manière entièrement littérale.

 

Ils imaginent :

 

une voix réellement audible dans l’atmosphère

une trompette matérielle qu’on entendrait avec les oreilles

une descente physique du ciel

des morts biologiques revenant littéralement à la vie sous cette scène sonore

Mais il y a ici un problème majeur.

 

Ce sont souvent les mêmes personnes qui disent ailleurs :

 

« Il ne faut pas lire selon la lettre »

« Il faut comprendre spirituellement »

« Tout n’est pas charnel dans la Bible »

 

Et pourtant, arrivés à 1 Thessaloniciens 4, ils deviennent brusquement entièrement littéralistes.

 

Voilà le paradoxe.

 

𝐎𝐧 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐬𝐢𝐫 𝐚𝐫𝐛𝐢𝐭𝐫𝐚𝐢𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐥𝐢𝐫𝐞 𝐥𝐢𝐭𝐭𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐥𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐡𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞.

𝐋𝐄 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐄𝐗𝐓𝐄 𝐃𝐎𝐈𝐓 𝐓𝐎𝐔𝐉𝐎𝐔𝐑𝐒 𝐃𝐄́𝐂𝐈𝐃𝐄𝐑.

 

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𝐈𝐗-𝐋𝐄 𝐏𝐀𝐑𝐀𝐋𝐋𝐄̀𝐋𝐄 𝐀𝐕𝐄𝐂 𝐋𝐄 𝐒𝐈𝐍𝐀𝐈 : 𝐇𝐄́𝐁𝐑𝐄𝐔𝐗 𝟏𝟐 𝐄́𝐂𝐋𝐀𝐈𝐑𝐄 𝟏 𝐓𝐇𝐄𝐒𝐒𝐀𝐋𝐎𝐍𝐈𝐂𝐈𝐄𝐍𝐒 𝟒

 

Pour comprendre la voix et la trompette, il faut comparer avec Hébreux 12.

 

𝐇𝐞́𝐛𝐫𝐞𝐮𝐱 𝟏𝟐:𝟏𝟖-𝟏𝟗

« Car vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pouvait toucher…
ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles… »

L’auteur rappelle ici le Sinaï.

 

Au Sinaï, tout était dans un cadre matériel :

 

montagne tangible
feu visible
voix audible
trompette réelle
manifestation sensible et physique

 

Puis l’auteur dit aux croyants :

 

𝐕𝐎𝐔𝐒 𝐍’𝐄̂𝐓𝐄𝐒 𝐏𝐀𝐒 𝐃𝐀𝐍𝐒 𝐂𝐄 𝐂𝐀𝐃𝐑𝐄

 

Le contraste est fondamental.

 

Le Sinaï appartient au régime ancien, visible, matériel, tangible.

 

La Nouvelle Alliance appartient à un cadre non matériel, céleste, invisible, spirituel.

 

Autrement dit :

dans l’Ancienne Alliance, les signes étaient liés à des manifestations visibles et sensibles

dans la Nouvelle Alliance, le langage reprend ces images, mais dans une réalité d’un autre ordre

 

Donc lorsque Paul parle de :

voix d’archange
trompette de Dieu
descente du ciel

 

il ne faut pas automatiquement imaginer une scène physique identique au Sinaï.

 

Il reprend un 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐟𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐧𝐞, mais dans le cadre nouveau.( INVISIBLE, Que la chair ne perçoit pas )

 

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𝐗-𝐐𝐔𝐄 𝐒𝐈𝐆𝐍𝐈𝐅𝐈𝐄 𝐀𝐋𝐎𝐑𝐒 𝐋𝐀 𝐓𝐑𝐎𝐌𝐏𝐄𝐓𝐓𝐄 ?

 

Dans la Bible, la trompette n’est pas seulement un instrument de musique.

 

C’est un signal.

 

Elle sert à :

 

annoncer un jugement
convoquer le peuple
signaler une intervention de Dieu
proclamer un rassemblement
marquer un tournant

 

𝐉𝐨𝐞̈𝐥 𝟐:𝟏

« Sonnez de la trompette en Sion ! »

 

Ici, la trompette n’est pas simplement un bruit à décrire physiquement.

 

Elle signifie :

 

alerte
intervention
approche d’un jour décisif

 

De même dans 1 Thessaloniciens 4 :

 

la trompette ne doit pas être comprise d’abord comme un son acoustique

 

elle doit être comprise comme le signal prophétique du rassemblement et de l’intervention divine

 

Donc :

 

𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐨𝐦𝐩𝐞𝐭𝐭𝐞 = 𝐚𝐧𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐫𝐚𝐬𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐣𝐮𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

𝐥𝐚 𝐯𝐨𝐢𝐱 = 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐧𝐞

𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐬𝐜𝐞𝐧𝐭𝐞 = 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐒𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞

 

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𝐗𝐈-« 𝐀̀ 𝐋𝐀 𝐑𝐄𝐍𝐂𝐎𝐍𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐒𝐄𝐈𝐆𝐍𝐄𝐔𝐑 »: 𝐏𝐀𝐒 𝐔𝐍 𝐃𝐄́𝐌𝐄́𝐍𝐀𝐆𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐂𝐎𝐒𝐌𝐈𝐐𝐔𝐄

 

Paul dit que les croyants seront enlevés :

« à la rencontre du Seigneur »

 

L’idée biblique de “rencontrer” un roi n’est pas nécessairement de partir habiter ailleurs pour toujours.

 

C’est l’idée de sortir à sa rencontre pour l’accueillir dans sa venue royale.

 

Donc le verset ne dit pas :

 

« les croyants partiront vivre plusieurs années au ciel »

 

Il dit :

ils vont à la rencontre du Seigneur

 

Ce langage parle de réception royale, de rassemblement, de réunion autour du Seigneur.

 

Pas d’un scénario moderne de disparition massive de personnes.

 

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𝐗𝐈𝐈-𝐐𝐔𝐄 𝐕𝐄𝐔𝐓 𝐃𝐈𝐑𝐄 « 𝐌𝐎𝐑𝐓𝐒 » 𝐈𝐂𝐈 ?

 

C’est l’un des points les plus importants.

 

Beaucoup lisent immédiatement « morts »comme des cadavres biologiques.

 

Mais dans la Bible, le mot « mort » ne renvoie pas toujours à la mort biologique.

 

Le contexte décide.

 

Dans le langage biblique, la mort peut parler de :

 

condamnation
séparation
état sous jugement
ruine
exclusion
situation d’oppression ou de malédiction

 

Donc il faut être prudent.

 

Le texte ne doit pas être lu avec des réflexes modernes, mais à la lumière du langage biblique et prophétique.

 

Si l’on impose d’avance une lecture biologique, on risque de fermer le texte au lieu de l’écouter.

 

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𝐗𝐈𝐈𝐈-𝐌𝐀𝐓𝐓𝐇𝐈𝐄𝐔 𝟐𝟒: « 𝐋’𝐔𝐍 𝐒𝐄𝐑𝐀 𝐏𝐑𝐈𝐒, 𝐋’𝐀𝐔𝐓𝐑𝐄 𝐋𝐀𝐈𝐒𝐒𝐄́ » 𝐍𝐄 𝐏𝐀𝐑𝐋𝐄 𝐏𝐀𝐒 𝐃’𝐔𝐍 𝐄𝐍𝐋𝐄̀𝐕𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓

 

Un autre texte souvent utilisé est celui-ci :

 

𝐌𝐚𝐭𝐭𝐡𝐢𝐞𝐮 𝟐𝟒:𝟒𝟎-𝟒1

 

« Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé ; de deux femmes qui moudront à la meule, l’une sera prise et l’autre laissée. »

Lecture populaire : « pris » = sauvé, enlevé au ciel.

 

Mais regardons le contexte.

 

Juste avant, Jésus compare cela aux jours de Noé :

 

𝐌𝐚𝐭𝐭𝐡𝐢𝐞𝐮 𝟐𝟒:𝟑𝟕-𝟑𝟗

« …le déluge vint et les emporta tous… »

 

Dans l’exemple de Noé, ceux qui sont emportés sont ceux qui subissent le jugement.

 

Donc dans la logique du passage :

 

𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐧𝐞 𝐯𝐞𝐮𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐢𝐫𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞́
𝐜𝐞𝐥𝐚 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞́ 𝐞𝐧 𝐣𝐮𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

 

Encore une fois, le passage ne parle donc pas clairement d’un enlèvement céleste des saints.

 

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𝐗𝐈𝐕-𝐋𝐄𝐒 « 𝐃𝐄𝐑𝐍𝐈𝐄𝐑𝐒 𝐉𝐎𝐔𝐑𝐒 » 𝐍𝐄 𝐒𝐎𝐍𝐓 𝐏𝐀𝐒 𝐅𝐎𝐑𝐂𝐄́𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐍𝐎𝐒 𝐉𝐎𝐔𝐑𝐒

 

Le christianisme populaire lit souvent les « derniers jours » comme les derniers jours du monde moderne.

 

Mais le Nouveau Testament parle autrement.

 

𝐇𝐞́𝐛𝐫𝐞𝐮𝐱 𝟏:𝟐

« …dans ces derniers jours, nous a parlé par le Fils »

𝐇𝐞́𝐛𝐫𝐞𝐮𝐱 𝟗:𝟐𝟔

« …maintenant, à la fin des siècles… »

𝟏 𝐂𝐨𝐫𝐢𝐧𝐭𝐡𝐢𝐞𝐧𝐬 𝟏𝟎:𝟏𝟏

« …nous qui sommes parvenus à la fin des siècles »

𝟏 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝟐:𝟏𝟖

« Petits enfants, c’est la dernière heure »

Ces auteurs ne disent pas que la dernière heure viendrait deux mille ans plus tard.

 

𝐈𝐥𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐢𝐥𝐬 𝐲 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭.

 

Donc les « derniers jours » du Nouveau Testament sont les derniers jours d’un ordre précis :

 

𝐥’𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐓𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞
𝐥’𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐋𝐨𝐢
𝐥’𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐀𝐥𝐥𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞

 

C’est cela qui tombait.

 

Pas la planète.

𝐒𝐢 𝐉𝐞́𝐬𝐮𝐬 𝐝𝐢𝐭 « 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 » , 𝐬𝐢 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐝𝐢𝐭 « 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭𝐬 », 𝐬𝐢 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐝𝐢𝐭 « 𝐛𝐢𝐞𝐧𝐭𝐨̂𝐭 » 𝐞𝐭 « 𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 », 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐫𝐞𝐩𝐨𝐮𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐞𝐥𝐚 𝐚̀ 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐝’𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐭𝐚𝐫𝐝 𝐫𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐮 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞𝐬.

 

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𝐗𝐕-𝐋𝐀 𝐃𝐎𝐂𝐓𝐑𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐍𝐋𝐄̀𝐕𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐅𝐎𝐑𝐂𝐄 𝐋𝐄 𝐓𝐄𝐗𝐓𝐄

 

Pour maintenir cette doctrine, il faut faire plusieurs violences au texte :

 

transformer « cette génération » en une autre génération

transformer « nous les vivants » en « des croyants très lointains »

transformer un contexte judéen en scénario mondial

transformer un langage prophétique en reportage physique

transformer la fin d’un âge en fin de la planète

 

Autrement dit : 𝐋𝐀 𝐃𝐎𝐂𝐓𝐑𝐈𝐍𝐄 𝐍𝐄 𝐕𝐈𝐄𝐍𝐓 𝐏𝐀𝐒 𝐃𝐔 𝐓𝐄𝐗𝐓𝐄

 

𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐕𝐈𝐄𝐍𝐓 𝐃’𝐔𝐍𝐄 𝐋𝐄𝐂𝐓𝐔𝐑𝐄 𝐐𝐔𝐈 𝐈𝐌𝐏𝐎𝐒𝐄 𝐀𝐔 𝐓𝐄𝐗𝐓𝐄 𝐂𝐄 𝐐𝐔’𝐈𝐋 𝐍𝐄 𝐃𝐈𝐓 𝐏𝐀𝐒

 

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𝐗𝐕𝐈-𝐂𝐎𝐍𝐂𝐋𝐔𝐒𝐈𝐎𝐍

 

Alors, l’enlèvement est-il vrai ?

 

Si par « enlèvement » on entend :

un événement futur pour notre époque

une disparition mondiale et soudaine des croyants

une montée physique dans le ciel

un scénario séparé en plusieurs phases

un système basé sur 1 Thessaloniciens 4 lu littéralement

 

alors la réponse est :

 

𝐍𝐎𝐍.

 

Cette doctrine ne résiste pas à une lecture contextuelle stricte.

 

Ce que montrent réellement les passages invoqués, c’est autre chose :

 

un langage prophétique

une imminence pour les premiers destinataires

une intervention du Seigneur dans l’histoire

un cadre lié à la fin de l’Ancienne Alliance

un rassemblement et un jugement exprimés par des images bibliques

 

En résumé :

 

𝐥𝐚 𝐯𝐨𝐢𝐱 = 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐧𝐞

 

𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐨𝐦𝐩𝐞𝐭𝐭𝐞 = 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐚𝐥 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐡𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐚𝐬𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐣𝐮𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐬𝐜𝐞𝐧𝐭𝐞 = 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐒𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐮𝐫

𝐥’ « 𝐞𝐧𝐥𝐞̀𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 » 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐜𝐭𝐫𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫𝐞

 

La règle reste donc la même :

 

𝐔𝐍 𝐓𝐄𝐗𝐓𝐄 𝐒𝐀𝐍𝐒 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐄𝐗𝐓𝐄 𝐃𝐄𝐕𝐈𝐄𝐍𝐓 𝐔𝐍 𝐏𝐑𝐄́𝐓𝐄𝐗𝐓𝐄.